|
|
Europe
|
![]() Gros plan sur... La coupe est pleine Son histoire avec la cité phocéenne n’aura duré que dix-sept mois. Devenu président de l’Olympique de Marseille le 1er juin 1999, Yves Marchand s’est heurté aux remparts de la cité phocéenne, les supporters, même si son titre de président d’Adidas minimisait quelque peu un préjugé défavorable. Malheureusement, son arrivée a aussi été synonyme d’une crise aigüe au club. Retour sur ce « je t’aime, moi non plus » destructeur.
Il était une fois… l’histoire d’un homme et d’un club qui ne s’aimaient pas. Comment finit-elle ? Sans « happy end ». Marseille connaît plutôt les scénarios dramatiques. Dont un qui commence un jour de printemps. Yves Marchand succède à Jean-Michel Roussier, qui part haï de tous. Le patron d’Adidas présente d’entrée son projet : modifier l’image négative du club. Pour cela, Marchand lance un plan de développement sur cinq ans (centre de formation ultra-moderne, agrandissement de la Commanderie) et annonce la couleur : « l’équipe est un moyen, et non un but. ». Présider l’OM ne rime plus avec passion. Le divorce ne tarde pas avec les supporters. Marchand avance en terrain miné mais il ne le sait pas encore.
Pour l’instant, le président s’entend bien avec son charismatique entraîneur, Rolland Courbis. Seulement, les résultats ne suivent pas, l’OM réalise un début de saison catastrophique, et la sanction tombe. Le lendemain de la défaite de Marseille (2-0) face à la Lazio de Rome, l’ambiance devient détestable et le jeu des chaises musicales commence. Courbis part et Bernard Casoni lui succède. Dugarry et Ravanelli quittent la cité phocéenne au Mercato. Et Eric Di Meco est nommé Directeur Sportif le 15 février 2000. La tendance ne s’inverse pourtant pas. Marseille perd toujours, à l’extérieur et, plus grave, au Vélodrome. Le maintien en D1 n’est assuré qu’à la dernière journée de championnat, le 13 mai 2000, après un résultat nul (2-2) contre Sedan, et grâce à une meilleure différence de buts.
L’année 2000-2001 apporte des changements notables. Abel Braga, entraîneur brésilien, apparaît comme l’homme providentiel. Il propose ses solutions et parvient à faire venir Marcelinho et Adriano, que tout le monde imagine en attaquants de feu, mais qui se sont révèlés bien décevants. Les supporters respirent mais restent vigilants. Ils attendent, les bras croisés.
Les départs d’Yves Marchand et Robert Louis Dreyfus sont demandés à chaque rencontre de championnat. Le vendredi 13 octobre, Marseille perd son duel de l’année contre son ennemi juré, le PSG (2-0). Le mauvais sort semble s’acharner sur la Canebière et ses enfants. Un jeune supporter « Yankee » est grièvement blessé au Parc après avoir reçu un siège des tribunes supérieures. Un épilogue digne des meilleurs mélos Le 29 octobre, R.L.D. rencontre le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, pour évoquer une éventuelle reprise en main du club. Marcel Dib et Di Meco sont particulièrement visés. Et les rumeurs jouent aussi le rôle de détracteurs. Eric Cantona est pressenti pour remplacer Di Meco. Les badauds parlementent déjà sur les pour et contre d’un tel coup de poker. Mais ce n’est qu’un simple mistral. Les bruits de couloir sont démentis par Marchand, lui-même. La solution doit venir de son initiative. Charlotte Beaune , le 3 novembre
|
|
||
![]() |
||||
| PETITES ANNONCES - INSCRIPTION - CONTACT | ||||
© Company © 1999-2000