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Europe
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![]() Ligue des Champions - 1/4 de finale Arsenal en petit poucet… Si force est de constater que les quarts de finale de la Ligue des Champions sont d’un moindre intérêt pour nous autres français, le spectacle qui nous est proposé n’en est pas moins excitant. Une double confrontation anglo-espagnole alliant un mélange de football champagne et de rugosité.
La première affiche, Arsenal – Valence, est celle qui risque d’être la plus explosive. En effet, pour la première fois depuis l’ère Wenger, les joueurs anglais sont présents à ce stade de la compétition. On peut facilement imaginer l’ambiance qui va régner à Highbury au coup d’envoi du match. A priori, les supporters londoniens peuvent partir confiants.
Les derniers résultats de leur équipe en championnat sont bons (un match nul à Aston Villa (0-0) et une belle victoire face à Tottenham (2-0) à domicile) et l’équipe affiche un niveau de forme plus que satisfaisant. Vieira, Henry et Pires (les deux derniers buteurs face à Tottenham) pètent le feu, Nwanko Kanu est sur le retour de sa très grande forme et reste « l’homme des grands matches », Keown et Adams n’ont rien perdu de leur « fighting spirit » et enfin Sylvain Wiltord, qui trépigne sur le banc, n’a qu’une envie : planter des buts. Autant dire qu’Arsène Wenger n’aura que l’embarras du choix pour constituer son attaque. Seule certitude, Bergkamp ne sera pas de la fête, il souffre d’une douleur au tendon d’Achille (une aubaine pour Wiltord ?).
Aimar le sauveur ? Coté espagnol, c’est un peu le jour et la nuit. Intraitable en Ligue des Champions (invaincu dans son groupe en n’ayant encaissé que 6 buts en 12 matches), la formation d’Hector Cuper traverse une période creuse en championnat. Battue il y a 15 jours par le Celta Vigo (3-2) et plus récemment encore par l’Espanyol Barcelone (0-1) pourtant en déplacement, la formation ibérique alterne le très bon et le très mauvais. Du coup, ce rendement catastrophique en championnat plonge les Valenciens dans l’obligation de résultat pour cette confrontation au sommet. Et pour répondre à l’attente oppressante des supporters espagnols mais aussi pour relancer la spirale de la victoire, tous les projecteurs se braquent sur un seul homme : Pablo Aimar. Le prodige argentin, le nouveau Maradona est en effet au centre de toutes les discussions. Blessé lors de la rencontre face au Panathinaïkos, le petit meneur de poche fait son retour à la compétition pour cette grande affiche. Et le droit à l’erreur est très minime. Autre retour de taille (c’est le moins qu’on puisse dire), celui de John Carew, qui était suspendu, mais aussi celui de Kili Gonzales.
Autre confrontation, Leeds – La Corogne. La formation espagnole, nous la connaissons bien en France. Pour mémoire, elle est celle qui a réalisé l’incroyable. Etre menée 3-0 pour finalement gagner 4 à 3. C’était, vous vous en souvenez, contre le PSG… Privé de Mauro Siva, Donato et Sampaïo, l’entraîneur Javier Irureta va, à priori, reconduire la même équipe qui s’est imposée face à Villareal (4-2) ce week-end en championnat. Un seul changement, Diego Tristan, pourtant auteur d’un doublé, devrait être remplacé par Roy Makaay. Il est des choix qui ne s’expliquent pas… Bowyer et Woodgate en taule ? Côté anglais, David O’Leary, le coach de Leeds est dans l’embarras le plus complet. Non content de devoir composer avec les blessés (Dacourt, Rabede), l’entraîneur doit aussi concilier avec les pressions judiciaires de certains de ces joueurs et pas des moindres : Lee Bowyer, Jonathan Woodgate et Michael Duberry. Les deux premiers sont accusés d’avoir agressé un étudiant d’origine indienne l’hiver dernier. Duberry est lui accusé de faux témoignages dans cette affaire. Reste que les performances de Leeds en championnat (victoire sur Sunderland à l’extérieur 0-2) pousse à l’optimisme et que la troisième place en championnat acquise ce week-end va doper la confiance des joueurs.
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