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Europe
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![]() Liverpool – Alavès : 5-4 Liverpool, Au terme d’une finale tout simplement ahurissante, Liverpool s’est adjugé mercredi soir une troisième coupe de l’UEFA aux dépens d’incroyables espagnols. Coupe de la Ligue, Cup et Coupe de l’UEFA, les Reds n’ont pas fait dans le détail cette saison en remportant trois trophées coup sur coup. Du jamais vu en Angleterre ! On nous l’annonçait sportivement sur le déclin, phagocytée par l’ampleur suprême prise ces dernières années par sa grande sœur, la Ligue des Champions. Les sponsors étaient censés s’en désintéresser, les joueurs aussi. A l’arrivée, la 30ème finale de la Coupe de l’UEFA version 2001 nous a offert mercredi soir ce que nous n’avions encore jamais vu à un tel rang : un match de légende ! Des buts à la pelle, un spectacle de toute beauté et sûrement unique à ce niveau continental, un scénario des plus fous et, pour finir, un épilogue dans la pure légende du ballon rond, tout a été réuni mercredi à Dortmund pour célébrer le sport le plus populaire de la planète. La C3 semble finalement avoir encore de belles années devant elle… Avant cette rencontre, Jordi Cruyff avait, à juste titre, prévenu : « Les Reds devront jouer » avait-il lancé dans la mare après avoir analysé le jeu apparemment rugueux et défensif des Reds ces dernières semaines et comme s’il avait anticipé que seules deux équipes attirées vers l’avant avaient une chance d’offrir un spectacle digne de la soirée et du parcours phénoménal de ses coéquipiers cette saison. Au lendemain, on peut le dire, le fils du bien aimé, ce « buteur héros déchu » a été écouté.
Offensifs, Gérard Houllier et ses gars de la Mersey l’ont été. Et dès les premières minutes. Après l’ouverture du score par Babbel (4e), prophète en son pays, les deux finalistes se sont en effet décarcassés pour nous offrir un spectacle de haute voltige ponctué par neuf buts somptueux. Une véritable course poursuite organisée par les Britanniques et disputée par des Espagnols qui ont très largement prouvé qu’ils n’avaient pas atterri là par hasard. Javi Moreno non plus ! Auteur d’un doublé éclair mais salvateur (c’est du moins ce qu’il a du pensé avant de sortir car à court de compétition), le petit gaucher du Depor a lui aussi réussi son pari. Montrer à l’Europe entière que sa présence tout en haut du classement des buteurs espagnols n’étaient pas le fait d’un miracle quelconque mais le fruit d’un travail et d’un talent fou. Celui-là a perdu une finale mais gagné un avenir, nous en sommes sûrs. Car loi du sport oblige, un vainqueur devait être désigné. Il en fallait bien un en effet qui craque avant l’autre lors des prolongations ou des tirs au but même si, au vu de la rencontre, les deux auraient mérité de monter en même temps et sur la même marche du podium. C’est finalement Alavès qui s’y collera, abandonnant le Saint Graal sur un tordu coup du sort. Un coup de tête plus précisément de Geli contre son camp à quelques poussières de ces fatidiques pénos. Cruel épilogue pour une équipe qui aura fait figure d’épouvantail face aux solides anglais et qui, à défaut de montrer qu’elle avait les moyens de gagner, a très longtemps prouvé qu’elle avait les ressources pour ne pas perdre.
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