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Finale de la Coupe de France
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Le Racing relégué…
en UEFA !

Le Racing Club de Strasbourg a remporté samedi soir sa troisième Coupe de France face à Amiens 5 tirs au but à 4. Les Alsaciens peuvent remercier leur fantasque gardien sud-américain Chilavert, auteur du dernier penalty salvateur.

Acculé depuis sa relégation officielle en D2, retranché dans ses derniers quartiers, Strasbourg aura une nouvelle fois été contraint samedi soir d’aller puiser au fin fond de ses réserves physiques et mentales pour réussir son ultime pari de la saison : remporter une troisième Coupe de France après 1951 et 1966 et glaner par la même un ticket pour l’UEFA.

Vainqueurs à l’arrachée et lors de l’ultime séance de tirs au but, les Racingmen auront néanmoins dû s’arracher becs et ongles pour ne pas tomber devant d’étonnants Picards à qui la défaite lors de la « roulette russe » finale n’enlève rien à leur extraordinaire parcours dans cette compétition.
Et contrairement aux intempéries qui avaient inondé la Picardie et la Somme ces derniers mois, les ‘moustachus’ de Denis Troch n’ont jamais été submergés par le jeu alsacien. Et c’est même le RCS qui, à plusieurs reprises, aurait pu boire la tasse…
Confronté à la méfiance de ses coéquipiers et à un climat de suspicion dès son arrivée en Alsace, cet hiver, José Luis Chilavert n’avait pas encore réussi à mettre les joueurs du Racing dans sa poche. C’est désormais chose faite depuis samedi soir. Un penalty arrêté, un autre marqué et c’est tout Strasbourg qui chavire dans la liesse…

Mais à ne pas avoir su faire la différence dans le temps réglementaire puis dans celui imparti aux prolongations, Strasbourgeois et Amiénois, qui se retrouveront l’an prochain dans l’antichambre de l’élite, se sont logiquement retrouvés à jouer leur avenir européen aux penalties. Exercice périlleux et souvent injuste… qu’affectionne tout particulièrement José Luis Chilavert. Et pour cause…

Traité en star en Amérique du Sud où chaque performance, chaque but mais aussi chaque frasque du Paraguayen étaient détaillés, scrutés dans le moindre détail, celui qui fût crucifié par Laurent Blanc lors du Mondial 98 n‘avait pas eu jusqu’alors, depuis son arrivée dans cette froide région de la France, l’occasion de briller de milles feux.

Occasion qui, sur les coups de 23h, au beau milieu de 78 000 spectateurs ivres de suspense, lui est enfin donnée. Car lorsque l’arbitre principal fait écho de son ultime coup de sifflet, sonnant le glas de la rencontre et le début des tirs au but, José Luis Chilavert comprend que son match commence enfin.
Sans qu’il le sache encore à cet instant, le scénario des tirs au but a été spécialement écrit pour lui. En effet, après avoir constaté les dégâts lors des trois premiers coups de pied, ‘Chila’ va provoquer une once d’espoir alsacienne : une frappe un peu molle d’Abalo et voilà le premier penalty de la séance stoppé. Ismaël réussit le break. Reste donc un penalty à tirer. Personne ne se pose la question ! Le portier des Ciel et Blanc s’empare du rond de cuir et le propulse au fond des filets de son homologue.

La quatrième penalty arrêté, le cinquième marqué, l’affaire est dans le sac pour Chilavert et tous les hommes d’Yvon Pouliquen qui peuvent enfin laisser exploser leur joie. Martins s’en va lever la troisième coupe de France strasbourgeoise, sa troisième personnelle en tant que capitaine (deux avec Auxerre en 94 et 96, une avec Strasbourg). Un record ! La formation alsacienne est reléguée… en UEFA !

Olivier Medan


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