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Cette saison plus que jamais, la Ligue 1 fait n’importe quoi sur le terrain. Honnêtement, ça ne nous déplait pas tant que ça. La fraicheur, voilà ce que les autres n’ont pas et qui rend notre championnat si particulier. Et la clé de la fraicheur, c’est un bon décrassage après chaque journée.
Chapron rouge
Tony Chapron, c’est un peu le meilleur ami des joueurs, entraineurs et supporters du foot français. C’est aussi l’un des rares sujets sur lequel tous les suiveurs et amateurs de France réussissent à se mettre d’accord : ce garçon n’est pas fait pour arbitrer à haut niveau. C’est quand même l’un des seuls, avec le maître incontesté Stéphane Bré, qui provoque une sorte de réaction à la fois de crainte et de dépit à la lecture de son nom sur la feuille de match, genre « oh la fiente, c’est Chapron ». Avec son air supérieur, son côté petit chef et ses accès d’autorité, il a une propension à tout faire de travers et à irriter assez spectaculaire. Pendant Bordeaux-Marseille, on lui reprochera des pénaltys, pourtant évidents, non vus, des cartons peu à propos (bien que l’exclusion de Cissé puisse se justifier) et toujours cette arrogance terrible. Venir en direct à la télé juste après le match peut sembler courageux mais faire preuve de mauvaise foi n’aide généralement pas à arranger son cas... Comment ça on l’aime pas, M. Chapron ?
Championnat à l’envers
Montpellier seul club « européen » (si, si, c’était pendant les vacances) dans la première moitié du classement après quatre journées, on a envie de dire « L1, what else? ». On a même Sochaux et Saint-Étienne dans les cinq premiers, alors vous voyez le genre. Simple tubes de l’été prêts à se faire oublier comme de vulgaires Yakalélo ou bien début d’une saison de rêve ? On pencherait bien pour la deuxième parce que faut pas abuser, même si des équipes comme Toulouse ou Rennes ont pas mal impressionné. Ceci dit, vendre Gyan, ce n’était peut-être pas le meilleur moyen de conforter ce départ canon. Quant aux Toulousains, on se demande s’ils ne vont pas bénéficier de l’effet dit « Thierry Henry » avec le départ de Gignac, à savoir une sorte de libération de ses autres joueurs. De toute façon, la trêve internationale va virer tous ces petits et l’Empire de l’Europe va contre-attaquer. C’est pas comme ça que ça marche ?
Légendes d’automne
Apparemment, on nous aurait menti sur la période de l’année. On veut bien qu’il n’y ait plus de saison mais si on se fie à notre station météo qu’est le PSG et à ses prévisionnistes qui pullulent dans nos journaux et autres radios, on serait déjà en automne avec l’énorme « C.R.I.S.E. » à Paris. On a beau être habitués, on n’arrive toujours pas à comprendre cette improbable faculté à partir dans les extrêmes en un rien de temps. C’est vrai quoi, y’a trois semaines le PSG devait être champion grâce à « une attaque de feu » et aujourd’hui, c’est la bérézina, Kombouaré est menacé, Leproux est vert de rage et la défense est « en miettes ». C’est sûr que Coupet ou encore Sakho ne nous ont pas trop fait rêver ce dimanche – quoique, c’était assez spatial de voir ces 3 buts sochaliens en 30 minutes – mais de là à tout brûler, il y a encore un pas que même les plus virulents des ex-Boulogne Boys n’auraient pas franchi. Ceci dit, et on n’arrive pas trop à croire ce qui va suivre, vivement PSG-Arles-Avignon.
PP