Puel over
Mercredi, 04 Mai 2011 06:34 -

Tags: claude puel | Crise | démission | guignol | Lyon | purgeman

 

BeFoot porte un regard sur le n’importe quoi lyonnais actuel. Et c’est pas joli joli.

 

Pour quiconque arriverait d'une autre planète ou, plus simplement, d'un autre pays, il est aujourd'hui bien difficile de remarquer que le staff en place à l'OL est présent depuis 2 saisons et 33 journées. C'est vrai quoi, une équipe qui n'a pas de charnière centrale, pas d'équipe-type, pas de système, pas de plan de jeu, pas de style et pas de condition physique, c'est soit un club en pleine crise qui vient d'être repris, soit un club de district. On sait bien que le niveau de jeu lyonnais fait pitié, mais on n'en est pas encore à la deuxième solution.

 

Raymond Domenech avait commencé à inculquer l'idée du "le système importe peu, c'est l'animation qui fait la différence" - aujourd'hui largement reprise par Laurent Blanc et bien mieux accueillie par le public qu'à l'époque de Raymond (mais ce n'est pas le sujet) - et on ne peut qu'être d'accord avec ce raisonnement. 433, 4231, 451... peu importe. Ceci dit, il est légitime de se demander quelle est l'actuelle "animation offensive" (voire défensive) de Lyon : un attaquant ? Deux ? Un meneur axial ? Deux milieux centres + deux ailiers ? Bien malin celui qui saura répondre. On met d'ailleurs Claude Puel au défi de nous donner une réponse cohérente autre que "c'est bien de pouvoir s'adapter".

 

Ce point est le plus symptomatique de tous les maux lyonnais. Un OL aujourd'hui dépourvu d'identité. En effet, comment dire que Lyon est une équipe défensive alors même qu'il prend l'eau régulièrement ? Comment affirmer, malgré un statut de deuxième meilleure attaque, que cette équipe prône l'offensive alors que Gerland (et les téléspectateurs) se bouffent régulièrement des kilomètres de purge ? Non, aujourd'hui, Lyon n'est rien. Simplement un grand club français à la dérive (non, le mot n'est pas trop fort) qui surnage grâce à des individualités toujours là, bien que de moins en moins nombreuses (Lloris, Lisandro, Gomis... et qui d'autre ?). On mettra néanmoins au crédit de Claude Puel la capacité à avoir sauvé les meubles à l'automne 2010 avec même une passade de jeu agréable. Mais le plan de relance n'était manifestement pas pérenne.

 

À 5 journées de la fin, Lyon semble être arrivé au bout du bout. Il semble que même en se remettant à faire des choix cohérents (Gomis titulaire, Diakhaté aux oubliettes, Briand sur le banc, Ederson à l'infirmerie, on en passe et des meilleures), rien ne permettra au club de vraiment redresser la tête. Le ressort semble définitivement cassé. En même temps, à force de plier violemment depuis trois ans, c'était inévitable. Il est regrettable pour les Lyonnais qu'il n'ait pas tenu un mois de plus.

 

M'enfin, tout cela ne sera peut-être que bon à brûler une fois que Lyon aura explosé Marseille et se sera relancé pour la course à la deuxième place. Ou pas.

 

PP

 

Commentaires  

 
0 #1 footballogue 22-06-2011 10:50
Maintenant c'est officiel, il est viré !
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