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On en a vu des matchs moisis. Mais en Ligue des Champions et entre deux équipes supposées de bon niveau, on a rarement autant souffert. La large victoire marseillaise nous consolera à peine. Retour sur la soirée de mercredi.
Marseille-Borussia Dortmund, c’était déjà une sorte de mini-finale entre les deux prétendants à la deuxième place – si tant est qu’Arsenal respecte son rang. Jürgen Klopp avait sorti le costard pour l’occasion mais avec ce qu’il risque de leur mettre après le match, ce sont probablement ses joueurs qui seront habillés pour l’hiver. Pourtant, l’OM avait peur, à l’image d’une nouvelle compo frileuse au possible de Didier Deschamps avec Kaboré préféré à Amalfitano. Et si Götze avait marqué en début de match, les choses auraient pu être différentes.
Mais ce sont bien les Marseillais qui ont ouvert le score grâce à la première action « gaguesque » de la défense de Dortmund : une glissade malheureuse mais bénie pour la filoche d’Ayew. Le reste de la première période fut une souffrance : une lenteur pachydermique, une technique qui ferait passer Jimmy Briand pour une star, et un niveau général globalement indigne. Pourtant, si Diarra ou Kaboré sont des bourrins assumés, on attendait mieux de Götze, Kagawa ou encore Grosskreutz. Mais ce mercredi soir, personne n’était au rendez-vous.
La deuxième période partait mieux, surtout pour les Allemands, qui poussaient les défenseurs et milieux marseillais à faire n’importe quoi (Nkoulou et Diarra en tête). Mais entre la malchance et la maladresse, le Borussia ne réussissait pas à revenir au score et c’est sur une nouvelle boulette plus grosse que le melon de M’bia que l’OM allait faire le break. Petit miracle avec ce 2-0 au bout d’une heure. Mais ce n’était que le début.
Ce match interminable n’était pimenté que par les approximations sans limite des deux équipes et les quelques arrêts de Mandanda, qui aura eu le mérite de rester vigilant au milieu de ce néant footballistique où on aura vu des joueurs allemands être, sur chaque action, encore plus en retard que la SNCF. Cerise sur le gâteau, le 3e but, sur pénalty, amené par un duel à l’épaule gagné par Valbuena (3-0) ! On croyait avoir tout vu mais c’était sans compter sur l’éclair de génie de Jordan Ayew, exclu en n’ayant joué qu’un quart d’heure et à cause d’une simulation aussi grotesque que cette rencontre entière. Mais quitte à être ridicule, autant gagner. Le reste, personne ne s’en souviendra.
Dans l’autre match, et sans surprise, Arsenal s’est défait de l’Olympiakos (2-1) mais ce fut moins facile que prévu. Vivement OM-Arsenal quand même, qu’on voie lequel est capable du meilleur flou artistique.
Dans le groupe E, Valence et Chelsea ont offert un beau spectacle et se sont quittés bons amis (1-1). Mais Fernando Torres ne marquera décidément plus jamais de toute sa vie. Dans l’autre match, le Bayer Leverkusen a facilement dominé Genk (2-0) et passe devant Valence avant de les recevoir.
Dans le groupe H, le Barça a placé sa petite manita syndicale, chez le BATE Borisov (0-5), tandis que le Milan a mis du temps à se chauffer mais a fini par dominer le Viktoria Plzen (2-0) avec quelques gourmandises bien agréables.
Enfin, dans le groupe G, deux surprises avec la défaite de Porto chez le Zénith (2-1) et le nul entre le Chakhtior Donetsk et l’Apoël Nicosie (1-1). Tout le monde n’a pas la chance de voir des matchs farce qui finissent 3-0.
PP