Rien à voir
Mercredi, 19 Octobre 2011 00:07 -

Tags: branlée | Inter | Ligue des Champions | Lille | Lyon | Real Madrid

 

Comme prévu, l'OL a pris cher à Madrid. Mais vraiment. L'écart entre les 2 équipes est abyssal. Ce fut moins flagrant pour Lille mais pour le même résultat. Résumé de ce mardi noir.

 

On savait qu'il n'y avait pas grand chose à voir entre les stars du Real et les enfants lyonnais. Pour autant, on ne s'attendait peut être pas à un si gros no- match de l'OL. Mais quand on en est à déplorer le forfait de dernière minute de Gonalons, cela veut tout dire... Face à des Madrilènes on ne peut plus sereins, les Lyonnais auront fait croire aux plus crédules qu'ils tiendraient le coup en défendant à 10, à vingt mètres de leur but... pendant 18 minutes, le temps de laisser Benzema à l'aise dans les 6 mètres.

 

Entre les charbons pour Gomis et les approximations confondantes de Lovren et Koné, Lyon n'avait rien pour lui. Quand on en est à se dire que Cris aurait peut être pu rendre service, cela veut tout dire aussi... Bref, la soirée s'annonçait longue.

 

Le début de deuxième mi-temps catastrophique n'arrangeait rien avec un deuxième but puis bientôt un troisième, sur lequel Lloris est littéralement ridicule, histoire de bien enfoncer le clou. La différence de niveau faisait de la peine et on souhaitait aux Lyonnais (et à nous aussi) une fin rapide de ce calvaire. CR7, Marcelo, Özil ou autres Benzema pouvaient combiner à leur guise et régaler leur public de sénateurs.

 

Pragmatique, Garde sortait rapidement un Gourcuff encore un peu court et un Gomis abandonné à son sort. L'OL lâchait quasiment le match vu l'importance toute relative de l'ampleur du désastre (différence particulière oblige) et le Real en mettait un dernier pour conclure (4-0). Lyon n’a finalement pas perdu grand-chose ce mardi à Santiago Bernabeu (à part peut-être une partie de sn honneur, et encore). Mais il faudra demander aux dirigeants lyonnais si se contenter d’une branlée 4-0 chez le Real fait partie de la nouvelle stratégie ou pas.
La victoire de l’Ajax chez le Dynamo Zagreb (0-2) dans l’autre match n’arrange pas vraiment l’OL qui n’aura pas d’autre choix que de battre les Néerlandais à Gerland en espérant que le Real jouera le coup jusqu’au bout. D’ici-là, il faudra en montrer un peu plus contre les Madrilènes à Lyon, dans quinze jours.

 

Lille-Inter semblait tomber à point nommé pour les Dogues, étant donné l’état de forme calamiteux des Interistes. Pourtant, en passant à la C1, les nerazzurri ont retrouvé un peu de sérieux dans leur jeu et n’ont à aucun moment fait de cadeaux à des Lillois appliqués mais trop timorés. Malgré les arabesques d’Hazard, tout ça manquait de folie. Le (superbe) but de Pazzini dès la 20e n’a sans doute pas aidé à se libérer (1-0).

 

Lille a bien eu quelques occasions en deuxième période mais Julio César veillait au grain. À la rue en championnat, l’Inter a miraculeusement retrouvé son aptitude à gérer le match et n’a même pas paniqué. Cela reste une déception pour le LOSC qui pouvait probablement faire mieux. On attribuera quand même le statut d’image de la soirée à l’épisode de Chedjou hurlant à la mort sur un coup de coude de Pazzini. C’est déjà ça…
Dans l’autre match, le CSKA Moscou a rattrapé son retard sur Trabzonspor (3-0) et relègue Lille à une embarrassante 4e place. Ce serait quand même moche de ne pas sortir de ce groupe.

 

Dans le groupe A, Naples a réussi à arracher le nul contre le Bayern (1-1) grâce notamment à un pénalty (fantôme) arrêté par son gardien. La victoire de City sur Villarreal était, elle, encore plus arrachée (2-1, Agüero à la 93e) mais loin d’être imméritée et, surtout, très importante pour rester au contact des Napolitains. Même si les Espagnols sont un peu largués, le spectacle est au rendez-vous dans ce groupe de la mort.

 

Enfin, dans la poule C, MU s’en est remis à deux misérables pénaltys pour battre l’Otelul Galati (0-2). Pas beau mais efficace, bien qu’insuffisant pour passer devant Benfica, vainqueur à Bâle (0-2, avec encore quelques phases de jeu de classe) et toujours leader du groupe. Une situation à oublier pour nos clubs français.

 

PP

 

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