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Se prendre un but à la dernière minute d’Arsenal, c’est un peu un comble. Perdre là-dessus, c’est carrément les méga boules. Et ça fait zéro pointé pour les clubs français. Résumé de la soirée de mercredi.
Marseille-Arsenal, c’était un peu le duel des éclopés d’Europe, entre des Marseillais incapables (ou presque) de gagner un match, et des Gunners avec leurs sempiternels problèmes de blessés et de joueurs inexpérimentés, le tout saupoudré de maillots improbables et sans rapport avec les couleurs historiques de ces clubs. L’OM alignait pourtant sa meilleure équipe, mais n’arrivait pas à développer plus de jeu qu’en championnat. Comme contre Dortmund, le niveau technique de la rencontre était franchement limite pour un match de ce niveau.
Les occasions étaient plutôt rares et on assistait surtout à une pluie de centres londoniens voués à l’échec ainsi qu’à quelques corners dangereux, mais Mandanda et N’Koulou-Diawara faisaient le job. Pour les Marseillais, Rémy aura encore été le vrai meneur d’attaque, en l’absence d’un Lucho Gonzalez dont il devient de plus en plus difficile de défendre les qualités tant il est fade, match après match. Mais l’attaquant français n’aura pas été en réussite sur son arrachage côté gauche. À la mi-temps, la purge n’était déjà plus un risque, mais bien une réalité.
La deuxième période était presque pire, entre le découragement, la volonté manifeste de se contenter de ce nul, et la fatigue. Très peu d’occasions, à nouveau, hormis le duel Walcott-Mandanda remporté par le gardien marseillais. Gignac a même eu le temps de faire son petit footing et de cadrer une frappe ! Mais c’est tout.
L’OM a bien tenté de hausser le rythme dans le dernier quart d’heure mais c’était peine perdue : ce match se terminerait sur un bon vieux 0-0 des familles, sans saveur. Mais il ne fallait pas oublier l’ultime centre d’Arsenal, le loupé de Gervinho et le trouage total d’Azpilicueta qui permit à Ramsey de crucifier des Phocéens qui ne le méritaient certainement pas (0-1). Perdre comme des enfants contre les Gunners, sale ironie…
Les vrais bras cassés de ce groupe, ce sont quand même les gars du Borussia Dortmund. Réputés pour leur fraicheur, leur jeu rapide et leur football champagne, les Allemands ne ressemblent à rien dans cette Ligue des Champions et se sont pris un honteux 3-1 chez l’Olympiakos. Mais c’est plutôt bon pour l’OM, qui reste deuxième.
Dans le groupe E, Torres montre qu’il est dans la place dans cette C1. Et même s’il a mis un doublé contre une équipe de branques (Genk, 5-0), notons qu’il n’y parvient pas en championnat. En Allemagne, Valence a largement dominé Leverkusen pendant 30 minutes pour finalement perdre sur l’enroulé de la soirée (2-1). Le temps presse pour les Espagnols.
Dans le groupe G, personne n’arrive à battre l’Apoël Nicosie, pas même Porto (1-1). Vivement que L’Equipe titre « Imitons Nicosie !». Dans l’autre match, champagne entre le Chakhtior et le Zénith pour un 2-2 avec des beaux buts et de belles défenses. C’est très serré dans cette poule peu clinquante mais bien plus spectaculaire que d’autres.
Enfin, dans le groupe H, le Barça s’est baladé comme d’habitude mais a simplement moins marqué que les autres fois. Un 2-0 généreux pour le Viktoria Plzen et un régal pour tous les fans de louches, une-deux et autres contrôles « en porte-manteau ». À Milan, même tarif de 2-0 contre un BATE Borisov n’ayant servi que de simple faire-valoir. Lest patates d’Ibrahimovic et, surtout, de Boateng auront justifié le déplacement. Quel dommage que ces deux mastodontes soient tombés avec deux victimes sans défense. Mais le foot est sans pitié, les Marseillais le savent bien.
PP