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Le possible et l’impossible se sont croisés à Dortmund ce mardi où Marseille a sorti ses tripes pour renverser une situation désespérée. Du grand spectacle. Résumé de la soirée.
Et pourtant, ce Borussia Dortmund-Marseille avait tellement mal commencé… Montrant enfin son visage de la Bundesliga, à des années lumière de sa performance du Vélodrome, le BVB a totalement étouffé un OM qu’on s’est habitués à voir en coupe d’Europe : poussif, défensif voire dépressif, à l’image d’un Lucho Gonzalez plus transparent que jamais.
À l’opposée, les Allemands déployaient leur jeu léché et rapide et noyaient totalement l’arrière-garde marseillaise, et notamment Djimi Traoré, le nouveau Sammy. 1-0 puis 2-0, c’était la débandade pour Marseille, sublimée par cet énorme de craquage de M’Bia sur le pénalty concédé. À ce moment, et avec l’Olympiakos menant 2-0 contre Arsenal, ça sentait vraiment le pâté et on pouvait même craindre pour la troisième place des Marseillais. Mais le but inattendu de Rémy juste avant la mi-temps allait être un vrai tournant du match de chez tournant du match.
On n’aura en effet plus jamais revu le Borussia de la première demi-heure, la sortie sur blessure de Götze n’ayant probablement pas aidé. Transformés, les Marseillais l’étaient aussi… probablement grâce à la sortie de M’Bia là aussi, remplacé par Cheyrou. Pourtant, il y avait peu de choses pour s’enflammer et on frôlait presque l’endormissement. Là encore, ce sont les remplacements qui auront fait la différence avec les entrées en jeu successives de Jordan Ayew et de Mathieu Valbuena. Enfin un peu de vivacité.
À cinq minutes de la fin, la messe semblait tout de même dite. Mais c’est là que la magie s’est opérée, sans qu’on ne sache pourquoi ni comment. La détente énorme d’Ayew pour revenir à 2-2 n’était rien en comparaison du festival de Valbuena sur le but de la victoire, deux minutes plus tard, alors que l’OM savait très bien que seule la victoire lui permettrait de se qualifier (l’Olympiakos ayant gagné 3-1 contre un Arsenal chargé à blanc). L’exploit individuel de Petit Vélo permettait aux Marseillais – et à Christophe Josse – d’exploser de joie en prenant immédiatement conscience de la superbe performance qu’ils venaient de réaliser (2-3). Cette saison, on se sera tapé cinq purges et demie avec les matchs de l’OM. Mais pour ces cinq dernières minutes et cette qualification rocambolesque, ça valait presque le coup.
Dans le groupe E, Chelsea a su faire parler son expérience contre Valence dans une rencontre décisive que les Espagnols auront complètement loupée, à l’image de Victor Ruiz, spectateur sur le deuxième but de Ramires. Et Drogba est éternel (3-0). Valence se contentera d’un statut de favori de la C3. Dans l’autre match, le Bayer Leverkusen s’est craqué à Genk (1-1) et a perdu sa première place.
Dans le groupe G, le FC Porto a vécu une grande désillusion en concédant le 0-0 contre le Zénith et en se faisant sortir de la compétition assez piteusement dans un groupe pourtant largement à sa portée. L’Apoël Nicosie, lui, a parfaitement choisi son moment pour sa première défaite (0-2 contre le Chakhtior) puisque celle-ci n’a aucune incidence : les Chypriotes restent premiers, les Ukrainiens restent derniers.
Enfin, dans le groupe H, le Barça B a vendu autant de rêve que les grands, contre un BATE Borisov en victime désignée (4-0). En République Tchèque, le Viktoria Plzen n’en avait finalement pas besoin, mais il s’est quand même arraché pour obtenir le nul contre un Milan plus en exhibition qu’autre chose, en marquant lui aussi deux buts dans les derniers instants (2-2). Le flacon n’était que la C3, mais l’ivresse était probablement la même que celle de Marseille.
PP