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Certains diront que l’essentiel a été fait. D’autres penseront que la qualif pouvait presque être assurée dès l’aller. Mais beaucoup se demanderont bien comment Nicosie a pu finir premier de son groupe.
Lyon-APOEL Nicosie, c’était l’affiche rêvée pour foutre en l’air sa St Valentin. Et oui, allez faire comprendre à votre copine que c’est un match important alors que le stade est envahi de supporters adverses et que Gonalons et Ederson sont titulaires. Cela dit, quand l’OL a essayé de mettre la pression d’entrée, on s’est dit que ça pouvait devenir sympa, tant on a vite constaté que les Chypriotes étaient techniquement abominables.
Malheureusement, entre les coups de pied arrêtés gâchés de Källström, l’invisibilité d’Ederson, le beau-frère de Bastos, et Aly Cissokho, le jeu s’est vite transformé en attaque-défense stérile, simplement sauvé par un Lacazette déchainé et nettement plus vif que la défense de l’APOEL. En tout cas, il n’y avait aucune place au doute : Lyon était largement plus fort que cette équipe de Nicosie mais avait choisi de jouer la carte de la patience… quitte à friser l’ennui.
Et puisque tout vient à point à qui sait attendre, Lyon a fini par trouver la faille après moult tentatives s’étant heurtées sur la défense jaune. Il aura tout de même fallu que ce soit Cris qui monte pour créer un décalage et permettre à Lacazette de confirmer sa belle prestation…. juste avant d’être remplacé, sans qu’on ne sache trop pourquoi (1-0). À trente minutes de la fin, le scénario était parfait, ne restait plus qu’à enfoncer le clou.
Mais force est de constater que Rémi Garde ne l’entendait pas de cette oreille et qu’il a préféré sécuriser le tout afin d’éviter le classique but à l’extérieur. Petit bras mais rationnel. Du coup, la dernière demi-heure fut un festival de passes latérales et en retrait, sans aucune vitesse ni créativité, comme si les Chypriotes, après avoir passé les deux-tiers du match à défendre bas, allaient subitement se mettre à presser et sortir. Évidemment, ce ne fut pas le cas et hormis un golden-bouffage de feuille de Bastos et les chants des supporters de l’APOEL, il n’y avait pas de quoi vibrer. Bien entendu, ce 1-0 place les Lyonnais en bonne position avant le retour. Mais avec une défense comme celle de l’OL, on ne peut jamais être rassurés. Enfin, en cas de grosse galère, Gomis sera toujours là pour mettre un quadruplé.
En Allemagne, pour Bayer Leverkusen-Barcelone, on s’est moins ennuyés qu’à Gerland car, même dans le doute et même face à une équipe qui n’a pas du tout cherché à contester sa domination territoriale en première période, le Barça a réussi à s’en sortir et à mener au score sans qu’on ne puisse rien y redire.
Le Bayer se sera tout de même offert une sorte de baroud d’honneur avec une égalisation de la tête de Kadlec mais aura vite été ramené sur Terre après un nouveau coup de rein dévastateur d’Alexis Sanchez. On aurait bien aimé que Castro puisse égaliser mais le poteau en a décidé autrement. Un poteau qui aura également contrarié Messi un peu plus tard. Mais on ne la fait pas à l’Argentin, auteur d’une nouvelle filoche (1-3). En tout cas, pour les matchs retour dans trois semaines, plutôt qu’à Barcelone, c’est bien à Chypre qu’on cherchera le suspense.
PP