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Befoot vous propose de replonger en enfance en vous offrant un jeu ludique à jouer avec vos enfants les weekends pluvieux. Car le football c’est une grande histoire de famille(s). La preuve. Le jeu sera bientôt en commercialisation sous de multiples variantes, disponible chez tous les marchands de journaux et Toys’R’us.
Une famille de la haute noblesse du jeu qui se distingue des autres par un style de langue soutenu et non compréhensible par ceux munis d’un simple Bac +2.
Principale caractéristique : ses membres sont tous des diplômés de l’Académie Française.
Patrimoine : une aisance oratoire héritée d’ancêtres de la Grèce Antique et un QI digne d’Einstein.
Forces familiales : la rhétorique et l’amour des études.
Menace pour le joueur qui veut réunir ces cartes : manquer de clarté dans sa communication avec les autres joueurs et ne pas obtenir les cartes réclamées.
Attention « cartes d’avenir » : le foot est le reflet de la société et on dirait que la famille tend à s’agrandir. Les cours de communication dispensés aux joueurs ne permettent plus de cacher les massacres dont est victime la langue française. RIP.
Grand-père/ Luis Fernandez
Un ancien « jouôr » devenu journaliste avec un style de langue bien particulier. Luis est un spécialiste de l’utilisation des adjectifs démonstratifs (ce, cet, cette, ces) et des phrases à synonymes multiples. Accessoirement, il est capable d’additionner les phrases grammaticalement fausses et sans point final. Voici par exemple la définition d’un « buteur » par Luis : « le butôr c'est ce jouôr qui est dans ce carré des 16m là, c'est ce jouôr qui marque ce but là, ce jouôr qui est un butôr, un finissôr quoi... » (sic).
Père/ Louis Nicollin
Un homme sans langue de bois qui nous a toujours gâtés par son langage populiste et campagnard. Loulou est le seul président de club professionnel capable d’enchaîner les dérapages verbaux à l’ancienne : « Ces mecs-là, ce ne sont pas des supporters, mais des grosses merdes », « Chacun baise sa femme comme il l’entend », « Je m'en bas les couilles complet », « Si quelqu'un met des sous, j'avale pas, mais presque », « Bravo à Bastia, ils ont plus de couilles que nous. Nous, on a des olivettes », « Pedretti est une petite tarlouze », etc.
Oncle/ Francis Llacer
Un pur diplômé de l’académie française et poulain naturel de Luis Fernandez. Cisco était sur le terrain et en dehors un poète précurseur. Ses relations étroites avec le KOB renforcent selon nous son lien avec les lumières.
Cousin/ Pablo Correa
Malgré moultes tentatives oratoires, Pablito n’a jamais réussi une phrase grammaticalement juste depuis dix années. Son vocabulaire s’est d’ailleurs limité au plus basique, comme par exemple « merde » ou « nul à chier ». Certes rudimentaire mais très efficace et indémodable pour qualifier les arbitres, ses joueurs et le jeu pratiqué par son équipe.
Cousin/ William Gallas
Un homme aussi talentueux avec sa molle cérébrale qu’un ballon au pied ou un volant de buggy dans les mains. Son autobiographie – qui aurait initialement dû être intitulée « Mémoire d’une truffe », et préfacée par Steevy du Loft – devrait être mis au programme de Littérature en 3ème. Son choix de carrière de passage d’Arsenal à Tottenham reflète d’ailleurs une vraie capacité de réflexion.
Fils/ Franck Ribéry
Interviews stéréotypés et vides de tout sens (« merci aux supporters, à ma femme, à ma fille »), blagues de « beau gosse » que la plupart d’entre nous ont arrêté en 5ème, fautes de diction à répétition (« c’est bon pour la morale »), shows en live (Knysna memorial) etc : Franck est l’héritier naturel d’une grande lignée et l’espoir de la « famiiiiiill’ ».
PS : nos excuses auprès des fans de Julien Rodriguez.
M.P
Commentaires
Et Pascal Olmeta, il a aussi un vocabulaire élégant quand il veut non? En plus il a donné dans la chanson à texte...
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