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Cela fait trois bons quarts d’heure que l’entraînement est terminé et Befoot discute toujours le bout de gras avec Philippe Billy, le latéral droit de l’Impact de Montréal. Après nous avoir narré minutieusement son parcours footballistique atypique, Philippe s’est prêté au concept de l’interview vérité / décalée, avec une bonne dose de second degré. En restant, en permanence, solide sur ses appuis. Voici donc le troisième et dernier volet de cette rencontre informelle. Dixit Jules Edouard Moustique : envoyez le bouzin !

Avant de commencer, ta vérité sur la poutine (1) ?
Je n’ai pas encore goûté. En même temps, j’ai vu une pub à la télé qui ne donne pas vraiment envie.
Befoot te donne trois adjectifs pour te décrire ?
(Après 30s de sèche, Jawad El Hajri, son ex-coéquipier à Brest et mis à l’essai à l’Impact, vient à sa rescousse) Généreux, compétiteur… et très bavard !
Qu’est qui te fait lever un jour de semaine ?
Le boulot bien sûr, et aussi ma fille qui me saute dessus à 7h30 !
Qu’est-ce qui te distingue des autres ?
Peut-être que je suis un peu plus curieux de la vie que les autres. J’ai un intérêt pour tout.
Quel est ton surnom ?
Philoubilou, qui date de l’époque de Brest et d’une chanson inventée par Basile De Carvalho.
Un tic ?
Pas vraiment, hormis le fait que je cligne de l’œil quand je suis très fatigué. Mais ça doit arriver une fois par an.
Un toc ?
Je dois faire 15 vérifications avant de me coucher : gaz éteint, porte bien fermée, etc.
Quelle est ta journée de repos type ?
Elle commence par une grasse mat’ et se poursuit avec ma famille par une sortie en ville, dans un parc ou à la piscine.
Une chanson à nous faire partager ?
J’ai souvent des moments délire mais là, je n’ai pas d’idée en tête…
Le métier que tu n’aurais jamais pu exercer ?
Cuisto ! J’aurai eu peur de tuer les clients et qu’il y ait personne dans mon resto.
Un match de légende?
France-Brésil 98, inoubliable.
Paris ou Marseille ?
Nantes !
Ton expression préférée sur le terrain ?
Je suis très “sa mère”.
Porter les couleurs nantaises, ta région natale, un rêve ou une utopie ?
Je ne sais pas mais c’est vraiment un truc qui me tient à cœur, et je le ferai bien un jour.
Quel est le stade qui t’a le plus marqué ?
Un déplacement à San Siro avec Lecce contre le Milan AC, devant 80 000 spectateurs. De l’extérieur, c’est un bloc militaire. De l’intérieur, du dolby surround ! Surtout quand on prend 3-0…
L’adversaire que tu as le plus détesté ?
A la fin d’un match contre Sedan, je me rappelle que Djamel Abdoun m’a sorti « putain, on se fait chier en Ligue 2 ». Mais tu te prends pour qui toi ?
Est-ce vrai que Ronaldinho a tout fait pour récupérer ton maillot à la fin du match contre le Milan AC (2) ?
Exact, il le voulait absolument pour tondre sa pelouse et faire la vidange de sa voiture.
Quel geste de footballeur rêverais-tu de réaliser ?
Le flip flap (le ballon passe rapidement de l’extérieur du pied vers l’intérieur, cf Ronaldinho). J’arrive à le réaliser mais au ralenti.
En veux-tu à Raymond Domenech de ne pas t’avoir sélectionné dans sa liste des 23 ?
Bien sûr, j’avais toutes mes chances donc je m’attendais à être dans la liste!
Un message à passer à Thierry Henry, ton futur adversaire en 2012 ?
Ne viens pas ici en vacances !
Si tu avais été dans le bus de la honte, comment aurais-tu réagi ?
On ne sait pas tout sur cette histoire. Mais c’est possible que j’aurais ouvert ma gueule.
Le calendrier des Dieux du Stade t’offre une place pour sa prochaine édition : tu valides ?
Sans problème, j’ai les muscles pour…
Donne une bonne raison aux lecteurs de Befoot de s’intéresser à la saison de l’Impact ?
Parce qu’on va gagner tous les prochains matchs ! Et qu’il faut supporter un club francophone bientôt en MLS.
Le mot de la fin te revient…
Je passe le bonjour à tout le monde… et désolé si je parle beaucoup !
(1) Plat québécois constitué de frites et de fromage que l’on recouvre d’une sauce barbecue ou brune
(2) Le 2 juin dernier au Stade Olympique de Montréal, l’Impact s’est incliné 4 buts à 1 face au Milan AC
Dam