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Suite de notre interview de ParisCompagnyLive
Au Paris SG, la première victime du conflit entre les dirigeants et les supporters historiques est aujourd’hui… le Parc des Princes. Entre affluence en baisse et ambiance amorphe, le Parc est devenu un stade banal. Avec Pariscompagnylive, Befoot évoque la situation au Parc des Princes, les tribunes en France et la répression qui s’abat sur les supporters.
« Le Parc est dans le coma »
Leproux s'est auto-astiqué des résultats obtenus et de l'ambiance au Parc... Il ressemble à quoi ce Parc version Leproux ? Il est peut-être bandant après tout non ?
Pour reprendre cette sémantique un peu amoureuse de la situation, il faut reconnaitre que ce n’est pas le grand amour entre les supporters historiques et le club et pour cause ! L’ambiance est aujourd’hui portée à bout de bras par Robin Leproux (invitations etc). Le nouveau public n’est pas au rendez vous.
On peut déjà se demander si ce nouveau public est bien meilleur que l’ancien ? Et quelle est cette définition du meilleur ? Est-ce un public qui chante « Marseille, Marseillais... » à tous les matchs ? Ces chants ne sont ils pas offensants pour les chastes oreilles du public familial que Leproux souhaite au Parc ? De plus, on a aucune garantie sur l’état des tribunes dans quelques années.
Leproux impose tout simplement une paix passagère, le temps pour lui de terminer l’ensemble des négociations commerciales. Le public historique du Parc n’est pour lui qu’un détail de l’histoire du PSG. Preuve en est, les medias annoncent des négociations qui n’ont pas lieu en ce moment….
Plus inquiétant, le mutisme de Leproux semble vouloir dire que le Parc peut vivre sans ses ultras, sans vous...
Appelez cela « vivre » si vous voulez… Nous parlerions plutôt de « coma ». Le Parc des Princes est dans le coma. Personne ne peut connaitre l’épilogue de cette histoire…
Il y a quand même des gens qui vont au Parc. C'est qui ces supporters ?
Là encore ne parlons pas de supporters mais de spectateurs. Ce sont avant tout des amoureux de l’équipe, différents des amoureux du Parc. Ils ont fait le choix de retourner au Parc, choix que nous respectons bien entendu même si tout cela risque de nourrir de nouveaux antagonismes… C’est bien dommage.
« La diversité était présente dans les tribunes »
Précision importante, on oublie souvent d'expliquer que votre mouvement ne se compose pas seulement d'ultras...
Il faut faire attention aux amalgames évidement ! Notons qu’un ultra n’est pas non plus un hooligan il faut bien avoir cette différence en mémoire.
Il y a évidement des personnes de tout bord de 7 à 77 ans, à mobilité réduite…. C‘est la beauté du sport aussi de réunir toutes les différences. Cette diversité était présente dans les virages. Ce qui nous réunis tous c’est cette injustice créée par le club avec la suppression des 13 000 abonnements et une stigmatisation de l’ensemble de ces supporters. Cet amalgame est une honte ! D’autant plus qu’il est réalisé par ceux qui prônent le respect de chacun. Aujourd’hui nous demandons aussi du respect. Le respect de nous écouter, d’écouter nos propositions et celles des différents intervenants historiques dont le club avait tant besoin il n’y a pas si longtemps…
Des gens ont été interdis de stade pour le simple fait d'avoir manifesté lors de PSG-Lens. Jusqu'où va la répression ?
Replacez cette phrase en parlant d’une manifestation de syndicats… Vous auriez une levée de bouclier. Aujourd’hui rien ou presque parce que les medias ont pour la plupart amalgamé supporters et violence.
Un scandale avec préméditation. Lors des manifestations, la police a barré quelques rues pour réaliser une nasse, les supporters manifestant étaient alors enfermés sans possibilité de s’enfuir... Ce sont ensuite des arrestations et l’annonce de 249 IDS ! A l’époque un homme allant faire ses courses avait même été arrêté quelques minutes…
IDS préventives anticonstitutionnelles, prison ferme, répression démesurée, refus d'entrée à des supporters munis de billets... La situation des ultras parisiens est loin d'être un cas isolé du tapage policier et médiatique qui s'abat sur le mouvement en france ?
Il faut s’avoir que prés de 70 % des interdictions administratives de stade sont cassées pour manque de preuve mais il n’empêche que certains sont obligés de se cacher pour aller voir un match, de mentir aux CRS, de dire qu’ils ne sont pas des Parisiens, se fondre dans les tribunes adverses... alors que ces simples supporters sont juste des amoureux du club. C’est terrifiant d’en arriver là !
Tout est dit dans les propos de Michel Bart (directeur du cabinet du ministre de l’intérieur) : « C'est vrai, il y a un risque d'amalgame » ; « ce n'est pas inscrit sur leur front qu'ils ne sont pas violents. C'est une phase transitoire, on ne peut pas relâcher car il peut avoir encore des incidents ».
« L’avenir des tribunes ? Des spectateurs consommateurs… »
On dit souvent que la France est le pays des droits de l'homme, des libertés individuelles... On le dit non ?
On dit aussi que la France est le pays de la tolérance, de l’égalité. Aujourd’hui certains dirigeants renient une frange de ses supporters. C’est aujourd’hui ce qui nous donne cette détermination indéfectible d’informer les gens sur la situation des supporters faisant partie intégrale de l’histoire du club.
On entend souvent que la répression et le pognon tuent la passion. L'avenir des tribunes en France n’est pas radieux ?
L’avenir des tribunes en France ce sont des tribunes de spectateurs consommateurs. Avant, vous vous rendiez au stade pour le match et l’ambiance. Bientôt vous vous déplacerez uniquement pour le match... Mais alors quel intérêt ? Dans dix ans les clubs devront peut être faire machine arrière. Le spectacle en tribune reste le meilleur moyen de fidéliser l’ensemble des amoureux dans les périodes difficiles.
D'ailleurs dimanche il y avait le prénommé "clasico"! Un clasico encore sans supporters adverses c'était pas franchement beau. Entre un clasico qui engendre la guerre civile et un clasico sans supporter y a pas un juste milieu alors ?
Evidement qu’il y a un juste milieu… Celui de ne pas priver les amoureux de leur passion mais dans le respect de chacun.
Revoir la partie 1
Befoot
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