Le triomphe du lynx ?
Mercredi, 12 Janvier 2011 08:00 -

Tags: Inside Paris | Leproux | Lynx | Marrakech | Stage

 

10 ans à squatter les travées du Parc dans l'espoir improbable de voir l'histoire du PSG changer, inverser sa courbe funeste. Ben Labarthozic vous fait vivre le PSG de l'intérieur, l'OM de l'extérieur, entre espoir fou et déraison incurable...


Nous l’avons déjà dit ici, ceux qui critiquaient le président Robin, à tort ou à raison, ceux qui raillaient le devenir du club parisien et de ses tribunes (peut-être bien à raison pour le coup), condamné à devenir un club de footix en puissance, devaient prendre garde. En effet, pour peu que l’ami Leproux succède dans sa quête de refaire du PSG un club suffisamment attractif pour amadouer des Qataris traînant avec eux des brouettes de pétro-dollars et Paris pourrait passer du rang d’ex vilain petit canard de Ligue 1 à celui d’élève modèle à suivre à tout prix. Il serait un peu hâtif d’utiliser le début d’année 2011 et un match à domicile contre Lens pour arguer que cette prédiction soit en passe de réaliser, n’empêche que…

 

Samedi dernier, s’il avait été encore entraîneur de L1 et accessoirement du RC Lens, Jean-Pierre Pap1 aurait été bien emmerdé pour détourner l’humiliation subie par le club de Givré Mortel vers une quelconque banderole (qui au passage coûtera quand même un an de cabane avec sursis à des vilains supporters parisiens). Non, aucune banderole insultante mais une équipe qui déroule comme sur du velours et qui danse la samba sur le bide de Bolonï. Pour les pisse-vinaigres du Parisien, l’explication serait à trouver dans « le serment de Marrakech ». Oui, vous avez bien lu, un nouveau gimmick qui viendra remplir les feuillets de fin d’année de la corporation journalistique sportive. Comme quoi, c’est pratique les stages de fin d’année civile. On n’a peut-être plus rien à dire sur le mercato mais le sacro-saint stage, lui, permet d’écrire des récits à dimension multiples… Le bon début de saison de Paris ? Le stage de fin d’année de Chicago ! La torgnole infligée aux sangs et or ? Le stage de Marrakech ! A l’inverse, on entend déjà que le soleil espagnol dont ont pu profiter les Phocéens en plein mois de décembre, loin de recharger les cœurs et les corps, est au contraire venu mettre en ébullition le cerveau déjà peu tempéré de Dédé Gignac, coupable d’une grosse semelle sur la chiure Valbuena en pleine séance d’entraînement. On mettra donc ici en avant la mauvaise ambiance régnant sur la Canebière là où une victoire à Evian aurait témoigné d’un gros engagement et du nouvel état d’esprit guerrier des joueurs de la Desch’.

 

Dans le même registre des poncifs, on aura également pu lire ici ou là que l’affaire Séssegnon allait grassement faire exploser le vestiaire parisien. Pensez donc… pour cela, il faudrait commencer à croire que la solidarité est une qualité possédée par des joueurs de foot. Paris gagne et cela suffit à la carrière des joueurs qui composent l’équipe. Kombouaré est donc peinard jusqu’aux prochaines défaites. Il sera alors temps de ressortir le cas Séssegnon comme un premier indice d’une ambiance délétère qui avait alors germé à cette époque. En attendant, il semblerait bien que le joueur soit surtout condamné à fermer son claque-merde et à s’asseoir sur son salaire quelques semaines. Au train où vont les choses, cela ne devrait donc durer que quelques jours.

 

Bon après, je vous avoue que tout n’est pas si simple. Il faut encore trouver des titres qui envoient du lourd. En témoigne cette « une » magnifique de l’Equipe de lundi : « Buvez, éliminés ». Les rois de la titraille ont encore frappé et cette fois, ils ont eu le bon goût de nous épargner un bon gros fils de pute en Une du canard. Après, ça aurait été un poil de couille plus approprié si Contrexeville avait été l’auteur de l’exploit mais bon, on va pas chicaner… On ne va surtout pas bouder notre plaisir de voir l’OM, après Carquefou, se faire de nouveau sortir par une équipe de rang inférieur. En même temps, il faut être réaliste, après l’avoir snobé pendant des années, les Marseillais kiffent à mort la Coupe de la Ligue, chemin le plus court pour glaner un titre. Comme quoi, 19 ans d’abstinence, ça laisse des traces…

 

Ben

 

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