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Clasico par-ci, clasico par-là, on en a un peu ras-le-bol. Heureusement, nous sommes là pour vous parler du reste de l’Europe.
Italie
Adieu l’Inter et peut-être mêle adieu Leonardo. Lui qui avait pourtant réussi des débuts tonitruants avec un retour de malade sur la tête du championnat voit désormais son équipe se désintégrer match après match. Une nouvelle défaite, à Parme qui plus est, met Leo en grande difficulté puisque les supporters ne veulent plus de l’anarchie sur le terrain et regrettent plus que jamais le catenaccio de Mourinho. De là à voir Guardiola débarquer en juin, on vous laisse juger de la pertinence des rumeurs lancées par la presse italienne…
Du côté de Naples, ce n’est pas trop la joie non plus avec la défaite surprise contre l’Udinese. Mais les bons résultats globaux du club vont quand même jusqu’à relancer l’économie de la ville avec l’apparition de produits dérivés (non officiels) aussi fous qu’inattendus, tels que le « Cappucino Cavani 7 », « les lunettes de Coach Mazzarri », les sucettes pour bébés « Baby Matador » ou « Baby Pocho » et, le meilleur, la « Saucisse Cavani » exhibée fièrement par ce boucher dont on ignore d’où il a sorti cette idée… Mais c’est quand même magnifique. À quand la saucisse Sammy Traoré ?
Angleterre
Et si la (superbe) banderole d’Old Trafford représentant un compteur kilométrique sur le point de passer à 35 ans, soit le nombre d’années sans titre de Manchester City, repartait à zéro ? Avec la qualification des Citizens pour la finale de la Cup grâce à une défense alréo-avignonesque des Red Devils sur le but, tout cela est plus que possible. D’autant que l’autre finaliste est… Mais Manchester City ne serait pas à une désillusion près… En tout cas, côté United, Sir Alex a annoncé cette semaine qu’Owen Hargreaves avait peu de chances de voir son contrat prolongé. Jamais Ballon de Plâtre et bientôt au chômage, voilà une fin de carrière dramatique pour celui qui fut tout de même un grand joueur.
En championnat, Arsenal et Liverpool (tous deux sous bannière américaine depuis la prise de contrôle de Kroenke à Londres) ont livré 10 dernières minutes de folie tout au bout d’un match carrément quelconque. Mais Liverpool est éternel… Une journée étalée jusqu’au 10 mai. Autant dire qu’on n’est pas près de voir le classement de la Premier League à jour.
Allemagne
Le conflit d’intérêt pour Jupp Heynckes allait forcément semer le doute sur l’affiche Bayern-Bayer. Et quand son équipe actuelle se prend un gros 5-1 face à sa future, on ne peut pas s’empêcher de se dire que c’est quand même un peu gênant. Exprès ou pas, difficile de nier que ces transferts d’entraineurs annoncés avant l’heure n’ont pas d’influence… En bas, la place de barragiste devrait se jouer entre Wolfsurg et St. Pauli puisque les deux n’ont pas réussi à se départager et à créer un écart décisif.
En revanche, l’optimisme reste largement de mise à Dortmund où un supporter du Borussia a déjà décidé de se faire graver à vie cette image de Jürgen Klopp hurlant aux côtés du bouclier du champion d’Allemagne. On ne veut pas l’affoler mais même si c’est bien parti, il reste une éventualité de se retrouver comme un con avec un tatouage qui pourrait bien remémorer de mauvais souvenirs. On ne va pas aller jusqu’à espérer que le Borussia Dortmund se plante, mais ce serait marrant quand même.
Espagne
On vous le dit tout de suite, on va passer très vite sur ce Clasico qui commence déjà à nous saouler, non pas par ses acteurs mais à cause du traitement qui lui est réservé. Le 1-1 de ce samedi aura au moins eu le mérite d’archiver définitivement le dossier Liga. Le match de mercredi, en revanche, a des chances d’être plus sympa car c’est une finale. D’ici-là, peut-être que Mourinho refera un coup dont il a le secret. Parce que son idée d’envoyer son adjoint (Karanka) en conf’ – ce qui a provoqué le départ des journalistes – était brillante. Sacré José, toujours capable de nous surprendre !
Mais sinon, ce qu’on a bien aimé cette semaine, c’est le très sérieux article qu’a consacré le non moins sérieux journal financier espagnol El Economista aux négociations entre Kakà et Gillette, ex-sponsor du Brésilien mais qui n’a pas voulu renouvelé son contrat avec lui comme ce fut le cas pour Tiger Woods et Thierry Henry (entre autres). L’article analyse donc très professionnellement… le look de Kakà comme moyen de pression ! En effet, Ricardo s’est laissé pousser une petite barbe de trois jours depuis quelques temps et El Economista est persuadé que c’est pour se rappeler au bon souvenir de Gillette. La perfection au brésilien, sans doute.
PP