Publié le 06.06.2010
C’est beau un monde qui joue
On n’a pas trouvé mieux qu’Axelle Red pour exprimer le sentiment qui nous envahit à quelques heures de l’ouverture de la 19ème Coupe du Monde de la FIFA, la première de la jeune histoire de Befoot. «À toi de faire rêver / À ton tour de jouer / À ton tour de marquer / À ton tour de gagner / C’est beau de voir un monde qui joue allez allez».
Au delà des vuvuzelas
Impossible de ne pas commencer en parlant de la dimension symbolique de cette Coupe du Monde. Cette édition sera la deuxième organisée ailleurs que sur le continent américain ou européen. Et bien entendu la première sur le continent africain. On parle bien ici de continent africain. Car on a plus que jamais l’impression que ce n’est pas un pays mais bien un continent tout entier qui accueille la plus belle des compétitions…
Au-delà du symbole donc, au-delà de la présence de Mandela, au-delà d’une CdM qui s’annonce forcément différente, au-delà du son des insupportables vuvuzelas, au-delà d’être la première CdM qui se jouera avec «un ballon de plage», l’Afrique a rendez-vous avec l’Histoire du Foot. Car elle reste (avec l’Océanie et l’Antarctique pour les puristes mais bon…) le seul continent à n’avoir jamais atteint le dernier carré d’une CdM. Le problème, c’est qu’on ne voit pas bien qui. L’Algérie et l’Afrique du Sud semblent un ton en dessous. Le Ghana, le Nigéria et la Côte d’Ivoire seront toutes privées de leur meilleur joueur made in Chelsea (Essien, Mikel et Drogba sur un bras). Pourquoi pas le Cameroun, même si, en ces temps de crise, on ne mettrait pas un millionième du salaire de Samuel Eto’o dessus… La Corée a bien profité de sa co-Coupe du Monde pour «voler» une place en demi. Axelle ? «À leur tour de faire rêver…».
Où sont les stars ? Les stars, les stars, les stars…
Il y a des bonnes et des mauvaises Coupes du Monde. Comme il y a de bons et de mauvais chasseurs… On n’a un peu peur au vu du casting, plus proche d’un bon film d’auteur français que d’Ocean Eleven, que cette édition 2010 fasse partie de la seconde catégorie. «Où sont les stars ? Avec leurs gestes pleins de charme ?».
En vacances pour certaines car pas qualifiées ou suite aux choix plus ou moins douteux des sélectionneurs. De quoi faire en tout cas une bonne équipe potentiellement demi-finaliste (Cech, Ronaldinho, Adriano, Pato, Cambiasso, Zanetti, Benzema, Vieira, Van Nistelrooy, Totti, Cassano…). Forfaits ou sur une jambe pour d’autres (Robben, Essien, Mikel, Ballack, Nani, Ferdinand, Beckham, Drogba, Torres, Fabregas, Gallas non on déconne !). Ou bien tout simplement touchées par cette maladie fourbe qu’on appelle le poids des années (Henry, Cannavaro, Buffon, Deco…). Le symbole de tout ça, c’est surement cette équipe du Brésil qui possède plus d’étoiles sur son maillot que sur le terrain ! Dunga, où l’anti-rêve brésilien !
Peu importe finalement, les absents ont toujours tort. Et restent par exemple l’équipe d’Espagne, l’attaque hollandaise, Rooney, C.Ronaldo et Messi. Ces trois-là se doivent d’enflammer la CdM sur fond d’explication finale dans la course au Ballon d’Or. On attend notamment beaucoup de CR9 et de Messi qui n’ont jusqu’ici rien fait qui ne casse trois pates à un canard en sélection… Et dans le fond, n’est-ce pas la vocation d’une CdM de révéler de grands joueurs à la face du monde ? Axelle ? «À leur tour de jouer / À leur tour de marquer…».
2010, année de loosers ?
Voilà tout le monde est prêt. Bon ok certains plus que d’autres peut être ! Enfin, pour parler Domenech, disons que tout le monde est au moins plus prêt que la semaine dernière. Et moins bien qu’il ne faudra l’être le 11 juillet ! En attendant, un constat s’impose en cette année 2010 : elle a réconcilié un certain nombre de loosers avec des titres qui leur échappaient… L’OM a mis fin, plutôt deux fois qu’une d’ailleurs, à 18 ans de loose totale cette saison. L’Inter de Moratti fils, courrait après son obsession de Ligue des Champions, depuis 45 ans et la victoire de Moratti père. L’Atletico Madrid, sérial looser du foot espagnol, a lui aussi frappé deux fois en 2010. Même l’ASM, en rugby, a enfin gagné son titre après 64 défaites d’affilée en finale ! Michael Ballack n’étant pas la, le trophée pourrait revenir à la merveilleuse Hollande, perdante devant l’éternel, ou plutôt «sublime perdante»…
Sinon, on connait un entraineur dont le palmarès affiche néant lui aussi et qui a déjà perdu un Euro Espoirs et une Coupe du monde en finale ! Alors 2010, année Domenech ? Axelle ? «À leur tour de gagner…» !
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