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Befoot on tour, Culture foot

Crunch day

«Le dimanche en Angleterre, c’est le jour de match de foot» auraient pu chanter Amadou et Mariam. Pas encore accrédité à l’Emirates (ce n’est qu’une question d’heures !), Befoot avait mandaté un envoyé spécial là où tout se passe ou presque, dans un pub à quelques encablures de l’Emirates…

12 heures 30, heure locale. Le lieu est choisi : Un petit pub qui respire l’Angleterre du foot à deux pas de la station de métro de Finsbury. On a choisi notre camp, ce sera le FC Enfants pour nous. Par solidarité Frenchie d’abord, et puis, il faut bien le dire, parce qu’étant donné le lieu, ben c’est plus facile d’être pour les Gunners ! A peine remis du mariage princier et de la soirée de la veille, retour aux fondamentaux donc : première pinte de la journée devant un petit Liverpool-Newcastle qui sert de préchauffe avant le Big Match de la journée… Pendant que les Reds terrassent gentiment Nouveau-Château dans l’indifférence générale, les fans des Gunners commencent à affluer.

14h00, GMT. Compo des équipes. Pas de grosses surprises. Arsène s’entête et nous la joue plus que jamais Baby Gunners, s’interdisant idéologiquement de mettre un joueur de plus de 25 ans sur un terrain de foot. Pourquoi pas à près tout ? «Mourir pour ses idées, l’idée est excellente» chantait Brassens. Fergie envoie du classique lui-aussi. Pas de Ryan Giggs mais peu importe les hommes de toute façon, à la fin c’est toujours MU qui gagne non ? Le pub commence à se chauffer «We’ll win cause we are Arsenal, We’ll win cause we are Arsenal» (sur l’air de Go West pour les habitués du Parc). Un peu léger comme argumentation mais bon !

14h05, GMT. Début du match. Tout se passe comme prévu, Arsenal, en mode Barça du pauvre, tient la balle. Ben ouais, avec Nasri dans le role de Léo quoi… Manchester ne panique pas et défend à 10. Chicharito, seul two devant, nous rappelle qu’il est bien titulaire en passant l’ensemble de sa première mi-temps en position de hors-jeu, sorte d’hommage à Pippo Inzaghi.

14h37, GMT. La température monte d’un grand dans le pub après cette somptueuse intervention de la main de Nemanja «Je fais ce que je veux je joue à MU» Vidic, qui empêche le ballon de venir décoiffer le cuir-chevelu de Van Persie et accessoirement l’ouverture du score d’Arsenal. Ça crie dans tous les sens, ça insulte MU («Who the fuck are Man United, who the fuck are Man United»), l’arbitre, Vidic et ce bon vieux Alex, tout Sir qu’il est. En gros et pour la jouer comme Pep, Fergie est accusé d’être le «fucking ruler» de cette première League. Après cette bonne vieille «fucking disgrace», le jeu reprend son cours.

14h51, GMT. La première mi-temps s’achève donc sur ce score de un partout entre…Chelsea et Manchester United, Vidic ayant répondu au but fantôme de Franck Lampard ! La mi-temps est plutôt chargée. Commande d’une nouvelle pinte. Débat sur l’arbitrage lorsque la Sky repasse les images du geste technique de Vidic mais aussi celles de Chelsea-Tottenham sous les «One team in London, There’s only one team in London, One team in London, There’s only one team in London» du pub. A noter que cette chanson pourrait être reprise à Paris, au premier degré bien sur !

15h07, GMT. Début de la seconde période sous le soleil londonien. Manchester prend le contrôle des opérations et domine les enfants d’Arsenal. On commence alors à sentir que tout ne se passera pas comme d’habitude !

15h18 GMT. Van Persie s’amuse avec la défense de MU et sert Ramsey pour l’ouverture du score. «One nil to the Arsenal, One nil to the Arsenal, One nil to the Arsenal» reprend le pub en cœur. Juste l’occasion de se dire que pour le coup, les anglais n’ont rien inventé : lire le tableau d’affichage pour en faire une chanson, on ne vous a pas attendu les gars (RIP France 98) !

15h38 GMT. Rien de très anormal pour l’instant. MU est mené à l’extérieur à un quart d’heure de la fin. Comme d’hab. ou presque. Fergie est plus serein que jamais. Si tout va bien, à la fin de ce «Fergie time» qui a construit tant de fois sa légende, MU sera devant. L’entrée de Squillaci fait passer un petit frisson dans le pub. Fergie nous sort ce bon vieux Michael Owen de son kilt. On ose même pas discuter le choix de Sir, Owen va marquer c’est sur !

15h48, GMT. Toujours rien. Szczesny (mais si le septième gardien d’Arsenal et accessoirement très grand joueur de Scrabble), s’amuse à faire des passes à Van der Sar.

15H52 GMT. Début du «méga Fergie Time» mais aussi de «l’anti Arsène time». Comme prévu, le FC Enfants craque : Clichy fauche Owen (quel génie ce Fergie !), penalty, égalisation, retour à la normale ! Ouf, on a eu peur ! A moins que Monsieur Foy ne se décide à changer le cours de l’Histoire… Mais oui, génial de bout en bout, l’arbitre offre la victoire aux Baby Gunners !

15h57 GMT. Fin du match. Arsenal s’impose pour la première fois depuis 14 ans face à son meilleur ennemi. Tout fout l’camp. C’est l’heure de rentrer et de s’infliger un monstrueux TFC-OL. Chienne de vie !

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