L’heure fatidique approche et nous vous présentons aujourd’hui la candidature de Franck Ribéry, « Francky la menace » qui a prouvé que son potentiel plâtrable était au moins à la hauteur de son humour et de sa propension à la blague potache.
Présentation
Franck Ribery on le connaissait pour son talent. Pour son attitude parfois jugée insupportable par certains. Pour son culot tant sur le terrain pour provoquer balle au pied que pour taquiner Oliver Kahn - un rigolo invétéré, c’est bien connu - avec l’un de ses petits gags maison. Pour ses maladresses au micro. Pour ce beau passage en tongues pour s’excuser sur le plateau de Telefoot à Knysna. Mais Franck est un Grand, et le Grand ne se satisfait jamais de ce qu’il a. L’existant, l’acquis ne lui suffisent pas. Il voit plus loin, il voit au-delà les opportunités de progression. Pour devenir meilleur. C’est ainsi que Franck s’est diversifié, a élargi sa palette de compétence pour finalement se positionner comme prétendant plausible au Ballon de Plâtre. Évidemment, le plateau est relevé et la concurrence de nouveau très rude, mais analysons ensemble les points forts de sa candidature.
D’abord Franck, c’est l’éternel honni. Celui qu’on adore détester. Qui, quand bien même serait-il en tout point parfait et irréprochable - ce à quoi aucun être terrestre ne peut prétendre - serait critiqué. C’est ainsi. C’est injuste mais c’est un fait. Mieux vaut l’intégrer et tenter de faire « contre mauvaise fortune, bon cœur ». Retourner la situation à son avantage, afin d’en tirer profit au mieux. Tant qu’à faire. Francky a donc bien fait les choses et a utilisé son statut médiatique, la médiocrité collective ainsi que cette année de Coupe du Monde pour promouvoir au mieux sa candidature. Coup de projecteur et effet loupe, une stratégie particulièrement bien ficelée.
Outre ce coup de com’ de génie, Franck a travaillé sa prestation dans le détail. Après l’immense déception du Ballon d’Or en janvier 2014, « Petit Franck » reprend rapidement du poil de la bête et se remobilise dès le 7 février 2014 avec une blessure aux fessiers de belle facture qui lui vaudra une opération et un mois sans compétition. Première couche. Juin 2014, le leader technique des Bleus, l’un des rares cadres d’une équipe somme toute assez jeune, déclare forfait avant même le départ pour le Brésil. Deuxième couche. Un peu plus tard en ce même mois de juin 2014 il fait appel à Franck Le Gall, médecin de l’Equipe de France, pour monter au créneau et créer une polémique bien sentie visant le service médical du Bayern jugé responsable de son état de santé douteux. « Il souffrait d’une lombalgie depuis quelques semaines. Malgré cela, il a été aligné pour la finale de la Coupe d’Allemagne. Il est entré en jeu en cours de match avant de sortir avant son terme. Il n’aurait pas dû jouer ce match. On l’a récupéré ensuite alors qu’il avait des douleurs depuis trois semaines » déclare-t-il, avant d’ajouter que le joueur en est à tel point qu’il a « peur des piqûres ». Joli coup de com’ une fois de plus, un dossier décidément extrêmement bien ficelé. Troisième couche. Il manquera ensuite encore le premier mois de Bundesliga après avoir ramené une blessure de la tournée de pré-saison aux États-Unis. Quatrième couche. Et enfin, mi-septembre 2014, il revient à la compétition, marque, avant de se blesser à nouveau et de manquer la réception de Manchester City en Ligue des Champions. L’art du contraste, du clair-obscur. Cinquième couche. En outre, Franck peaufine le tableau en ajoutant le refus de répondre à l’invitation au Brésil pour aller soutenir ses co-équipiers avant d’annoncer sa retraite internationale en Août. Enduit, set & match.
Conclusion : Certes il y a du monde. Certes Abou Diaby est magnifique. Certes Yoann Gourcuff est grand. Mais Franck n’a rien à leur envier. Le débat est d’ailleurs le même que celui du Ballon d’Or. Couronne-t-on le meilleur en valeur intrinsèque ? Ou bien valorise-t-on celui qui réalise le plus beau parcours en année civile ? Il va sans dire que c’est la seconde option qui s’impose. Et là Franck le mérite largement : PLÂ-TRABLE.
Petit point bonus, François Feldman, touché par le génie Ribéry lui a dédié une chanson (Petit Franck) dont voici un extrait choisi au hasard :
« Y a tous ceux qui n’comprennent pas
Et qui se moquent de toi
Alors des fois tu t’en vas…
Faut pas pleurer
T’es le plus fort
Il faut serrer
Les poings très fort
Elle est partie
pour tes dix ans
Depuis tu dis
Elle revient quand ? »
Palmarès 2014
- Blessure à repetition au Bayern Munich
- Embrouilles à répétition avec Pep Guardiola
- Feuilleton autour de sa blessure avec l’EDF
- Rate la Coupe du Monde
- Boude et prend sa retraite internationale
Surnoms
Ti Franck
Einstein
Peut-il vraiment gagner ?
Il est ancien vainqueur de la compétition. Il sait ce qu’il faut faire. Il remplit même tous les critères du vainqueur en puissance. ses blessures ont été préjudiciables à son club dont il est l’un des plus gros salaires. Il est le seul joueur majeur à avoir raté la Coupe du Monde et ses blessures ont généré des débats assez géniaux dans les médias français et allemands. Non, non, on vous le dit, c’est du sérieux Francky…
Sa cote
Elle est égale à son QI : 74,2.
Ballon de Plâtre 2014 - Résultats des 9297 votes
9 297 Votes





Pas de commentaires