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Quel article rassemble à la fois Caen, Arles-Avignon, Saint-Etienne, Galliano et Kombouaré ? C'est le décrassage de la 25e journée, évidemment.
Pourquoi faut-il aimer Yohan Mollo ?
Mode (n.f) - Façon, manière, habitude collective, us ou coutume. C’est en ces termes que Wikipedia définit le mot « mode ». À peine plus bas sur la même page, se trouve une illustration bien sentie :
* à la mode de, à la manière de.
« Tripes à la mode de Caen. »
Et il semblerait que depuis un douteux mois de Juillet 2010, le meilleur buteur actuel de la Champions League 2010-2011 ait lancé la mode du trash-talking dans nos contrées. La dernière fashion-victim se nomme Yohan Mollo, qui, après un but tout merdique, s’est fendu d’un : ''Il m'a carré toute la saison, a fait de moi un martyr. J'ai répondu sur le terrain. Je le dis : j'emmerde tout le monde et j'ai marqué mon but contre l'ASM. Voilà, je méritais ma place la saison dernière.'' Tripes à la mode de Caen, donc. Est-ce bien étonnant pour un type qui a été « lancé » par Guy Lacombe, puis drivé par Franck Dumas, deux des plus grands paroliers de France ?
Quoiqu’il en soit, et outre le cas Mollo(x), on peut pas dire qu’on s’emmerde cette année du côté des déclarations en Ligue 1. Entre Runje et son « Va niquer ta mère va ! Y’a 3 ans je bouge ton cul pour vous, fils de pute va vous êtes nuls (sic) » lancé à ses supporters, ou l’indécrottable Jean-Michel Aulas qui parfait ses relations avec L’Equipe en traitant Duluc d’« enfoiré », nous voilà choyés. Distinction notable pour Kombouaré qui se fait plaisir tranquillement, dans son coin, et insulte ses propres ouailles : « Enculé de joueur de merde » à Sessegnon, et, tout récemment, un mignon petit « Ferme ta gueule ! Viens ici pour voir ! » à destination d’Ambroise Beyaména. Vivement la suite
Galliano/Kombouaré : Deux poids, deux mesures ?
John Galliano, sublime créateur chez Dior et Antoine Kombouaré ont en commun d’avoir un peu pété un câble ce week-end. Mais là où Dior a viré le coupable, Antoine Kombouaré ne s’est fait aucunement taper sur les doigts. Bon évidemment il n’est pas encore allé jusqu’à encenser Hitler mais vu le caractère et la mentalité du Kanak, on ne mettra pas notre main à couper qu’il ne l’aurait pas fait si le Führer tout dictateur qu’il fut, avait été un super footballeur décisif pour son PSG. Car oui, Antoine manque très sérieusement de sang froid et de classe. À l’heure où le football essaie désespérément de se racheter une conduite, il est dommage de laisser passer les débordements du manager d’un des plus grands clubs français siégeant dans la plus belle ville du monde, vitrine de la France et de son histoire.
Arles, le théâtre des fèves ?
Le terrain où l'AC Arles (et pas AC Arles-Avignon, on y tient !) se débrouille le mieux, c'est certainement sur le terrain judiciaire. Le changement de présidence en juin dernier a vu une augmentation exponentielle du nombre d'actions en justice déposées devant le tribunal de Tarascon. Un contrat de sponsoring est même envisagé. Ainsi, Marcel Salerno, président et actionnaire majoritaire du club, a porté plainte contre 5 anciens acteurs majeurs de l'ACA : Jean-Marc Conrad (prédécesseur de Salerno), Michel Estevan et son ancien adjoint Denis Goavec, Patrick Onderbeke (ancien directeur financier) et Jean-Jacques Allais (ancien responsable marketing). À noter que les 4 premiers cités sont déjà en conflit avec le club devant le conseil de Prud'hommes ! Y a pas à dire, ça régale davantage que Dja Djédjé et Meriem ! Au total, les chefs d'accusation sont au nombre de 6 : faux, usage de faux, escroquerie et tentative (rien à voir avec l'équipe de cette année !), abus de biens sociaux et complicité. Du lourd donc.
Si on ajoute à cela les soupçons de corruption qui entourent le match Cassis-Carnoux/Arles du 1er mai 2009 à l'époque où l'ACA jouait la montée en Ligue 2, c'est peu d'affirmer que les Lions font la joie des avocats provençaux. "J'essaie de remettre le club sur les rails de la légalité et de l'honnêteté" a déclaré (sans rire) Marcel Salerno. À défaut d'avoir fait dérailler l'AC Arles sur le plan sportif depuis son arrivée ?
Mine de rien, six actions lors de la même journée, c'est une de plus que celles des joueurs de Faruk Hadzibegic cette année !
Qui c'est les plus forts ?
Évidemment, ce ne sont certainement pas les verts. Revenu en grâce après avoir battu Toulouse et Montpellier, ses deux rivaux directs pour la sublime et très gratifiante 6e place, Saint-Étienne s'est peut-être un peu enflammé au moment de recevoir l'OL. Il faut dire qu'avant le coup d'envoi, l'ASSE était devant son rival (au goal-average) et avait la possibilité de prendre sa place dans le wagon des prétendants au titre. Mais voilà, un Bayal des grands jours et un Rivière qui avait oublié ses lentilles ont tout déréglé. La perte du derby a précédé une défaite à Marseille au score flatteur et, surtout, ce 3e revers consécutif, face à Nice. C'est sûr qu'avec le genre de but inscrit par Coulibaly - qu'il ne mettra plus jamais de sa vie - ça n'a pas facilité la vie de Christophe Galtier. Mais à l'entendre et à le voir s'énerver, on a bien compris qu'il était lui-même pour le moins dubitatif face au manque de conviction de son équipe, pourtant à la maison. Largement mieux placés qu'espérés, il s'agirait quand même pour les verts d'attendre la 38e journée pour partir en vacances vu que dans ce championnat, il suffit d'un rien pour être quasi-relégable. Le déplacement à Caen sera l'occasion de savoir de quel côté Sainté va basculer...
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