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Petit décrassage après le Milan-Spurs d'hier, histoire d'avoir des jambes ce soir pour le BIG GAME entre Barcelone et Arsenal.
Mardi 15 février 2011, il est 20h45, San Siro s’est paré de ses plus beaux tifos, les couleurs du Milan rutilent dans un stade qui tre mble de l’impatience et de l’envie d’en découdre des supporters survoltés. Leur ferveur irradie la pelouse de cette tension empreinte d’excitation si caractéristique des grandes joutes européennes. Cela ne fait aucun doute, ce soir c’est la Ligue des Champions. La plus grande compétition de clubs.
Tout amateur de football normalement constitué attendait avec hâte cet évènement majeur qui aurait dû être un moment de magie. On sentait ainsi une forme d’euphorie s’insinuer à l’approche du coup d’envoi.
D’un côté Tottenham, nouvel arrivant dans le « Big Four », grosse écurie menée par Harry Redknapp et disposant d’atouts aussi séduisants que Van der Vaart, Modric, Crouch ou encore Lennon. De l’autre côté, on trouvait un rêve, un fantasme, une chimère. Un monstre intouchable. Une entité impalpable qui transcende la réalité tangible. Un club qui au fil des années a écrit l’histoire. Puis, au fil du temps, « l’histoire devint légende et la légende devint mythe. »
Le Milan AC, dans l’imaginaire commun, c’est Baresi, Costacurta, Maldini, Van Basten , Boban, Shevchenko, j’en passe et des meilleurs. Que du beau, que du bon, que du noble ! Mais il ne faut pas s’y méprendre et se laisser naïvement aveugler par la beauté d’antan. Le Milan AC de ce 15 février 2011 ne brillait plus du même éclat et le moment tant attendu allait malheureusement décevoir. Le grand Milan ne joue hélas plus aussi bien – même s’il est en tête du championnat italien – et surtout il semble avoir perdu sa noblesse passée.
Mais comment pouvait-il en être autrement ? Il paraît somme toute assez logique que la personnalité du fantasque président du Milan, Silvio Berlusconi, ait fini par déteindre sur son joujou.
Le big boss transalpin est aussi authentique qu’une contrefaçon Versace et a autant de dignité qu’un chacal affamé. L’homme va de scandale en scandale. De gang bang en orgies, ses frasques sexuelles ont fini par faire jaser un peu partout dans le monde. Bien entendu le maquereau-président traverse tout ça avec morgue et arrogance, il affiche régulièrement son sourire botoxé tout de mépris et d’indifférence notifiant bien que l’on peut s’en émouvoir à loisir, le chef après tout c’est lui.
Comment un tel homme, capable des pires bassesses, incarnation du Prince de Machiavel, pouvait-il donc permettre au Milan de conserver son lustre ? Il l’a naturellement fait à son image : une collection de starlettes, une projection footballistique de sa conception people du monde, un objet turpide, cynique et arriviste. Donnez-lui la vertu, il en fera du vice. Le lion milanais, autrefois noble roi de la jungle du ballon rond, s’est changé en hyène.
Ainsi en même temps qu’ils ont probablement fait la fierté de leur président, les hommes de main du Godfather Berlusconi ont hier soir fait honte à l’institution du Milan. Les agissements de ses porte-flingues, Flamini et Gattuso en tête, ont fait rougir sa grandeur éternelle. L’intégrité du sport, elle, était sauve offrant la victoire à Tottenham sur le score de 1 à 0.
Finissons sur une note d’optimisme en conjecturant que le club survivra à Silvio et que dans quelques années, il ne sera plus qu’un vilain souvenir dont on parle en usant de sarcasmes légers. Il sera alors tant pour le Milan de reprendre sa marche inexorable dans le sens de la Légende.
Gino
Commentaires
J'aime bien le style de cet article et je suis d'accord avc l'état des lieux de l'AC Milan. Moins avec les causes malgré la haine que je porte à Berlusconi...
Bonne continuation et bravo pour votre percée sur le web.
C'est lui qui a redonné au Milan son lustre. Le foot de Sacchi, le MilanLab, la destruction de la DT de Cruyff c'est avant tout grâce à Berlusconi qui est un vrai tifoso du Milan. Son palmarès parle pour lui.
Par ailleurs, à l'heure actuelle, il n'est pas président; c'est Galliani qui occupe le poste même si, évidemment, c'est lui le boss.
Berlusconi est certainement un homme abject mais on ne peut lui retirer le fait qu'il est un visionnaire dans le foot, la TV et la politique.
Pour finir, bien qu'il ait autant de casseroles que Maïté et jusqu'à preuve du contraire, les Italiens l'ont élu 3 fois Président du Conseil. Personne ne les a forcés.
J'avoue
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