On aurait pu comme l’année dernière laisser le feu des projecteurs à la FIFA et à France Football pour leur très surcotée élection du Ballon d’Or. On aurait pu… On aurait pu créer nous aussi notre récompense en Or. Un énième truc en Or après le Ballon d’Or donc, le Gant d’Or, le Mont d’Or, le Pouli d’Or ou La Famille en Or. On aurait pu… Mais malgré les pressions combinées d’ASO, du puissant lobby de l’Or et de Christophe Dechavanne, on a tenu bon. Le Ballon de Plâtre est de retour et ça va faire mal. Très mal. Aie (sic).
Le Ballon de Quoi ???
On vous sent encore dubitatif : «Ouais le Ballon d’Or c’est pas mal quand même…», «En plus cette année, y’a Ribery», «Le Ballon de Plâtre ? Quelle drôle d’idée ? Et pourquoi pas libellule ou papillon ?». Ne bougez pas, on va tout vous expliquer…
- «Le ballon d’Or c’est pas mal»
Ouais c’est pas mal mais c’est surtout magouilles & compagnie. Nous, on est incorruptibles et on n’a jamais accepté 1€ de qui que ce soit. Bon ok, on ne nous a jamais rien proposé, mais même 1€ on aurait refusé.
Plâtre 1 - Or 0
- «Ouais mais le Ballon d’Or, il y a Ribéry quand même»
Nous Ribéry, on avait senti son potentiel y’a 5 ans, en lui attribuant le premier Ballon de Plâtre de l’histoire.
Plâtre 2 - Or 0
- «Le Ballon de Plâtre, en voilà une drôle d’idée ? Pourquoi pas libellule ou papillon ?»
Non, non, non, le Ballon de Plâtre, c’est bien plus qu’une simple élection de province au rabais. C’est avant tout un choix se basant sur des critères simples, précis, justes et efficaces.
Plâtre 3 - Or 0
«Et un et deux et trois zéro»… «Mais il est où, mais il est où, mais il est où le Ballon d’Or ?»… «Ballon d’Or, Ballon d’Or, on t’en-cule !»
Bref, le Ballon de Plâtre est donc là pour récompenser le joueur le plus performant de l’année en termes de blessures. Une élection qui sent bon l’infirmerie, le bloc opératoire, la Pitié Salpêtrière et le mythique Professeur Saillant. Mais aussi la feuille de soin, la carte vitale, la consultation à 23€ et le trou de la sécu…
Autant vous dire que notre élection dérange, mais on s’en fout, on est des fous…
Les nommés
Bon on ne va pas vous mentir, on voulait vous faire une petite cérémonie pour vous présenter physiquement les nommés mais ils avaient tous des empêchements. Ophtalmo pour l’un, touché rectal pour l’autre… C’était donc compliqué et ça tombe plutôt bien car on est un peu ric rac financièrement ces temps-ci, et on n’avait que des carottes râpées pour le buffet…
Bref, on met de côté les cotillons et les paillettes et on vous présente les 4 nommés pour le Ballon de Plâtre 2013. Rappelons que cette élection ne concerne que les joueurs du championnat de France et les joueurs internationaux de l’étranger (parce que sinon c’est compliqué, on avait bien reçu la candidature d’un joueur colombien séropositif amputé du bras dans lequel il s’injectait son héroïne, mais on s’est dit que ce n’était pas super équitable pour les autres).
Paul Baysse (Stade Brestois puis AS Saint-Étienne)
Vous avez probablement oublié son existence, mais si Paul Baysse s’appelait Abou ou Yoann, il serait le favori légitime de ce Ballon de Plâtre 2013. Une preuve ? Le gars n’a pas joué le moindre match officiel cette année. Il est la très grosse cote de cette édition.
Tweets de @PaulBaysse
Abou Diaby (Arsenal)
Il est celui qu’on attend depuis des années. Au grand étonnement général, il n’a encore jamais été sacré. En tout cas, sa magnifique année 2013 marquée d’une double rupture des ligaments croisés du genou pourrait enfin l’emmener vers le couronnement.
Yoann Gourcuff (Olympique Lyonnais)
Il est au Ballon de Plâtre ce que Jésus est au christianisme, la référence absolue. Et si les tenants du titre ont souvent du mal à confirmer, ce n’est pas le cas de P’ti Zizou. En plus de multiplier blessures et récidives, il a réussi à innover cette année en inventant la «convalescence plus longue que prévue». Du Grand Yoyo…
Alain Traoré (FC Lorient)
Connu du grand public pour quelques frappes robertocalosienne, Alain Traoré alias l’étalon boiteux de Ouagadougou sort d’une grande année marquée de cinq blessures à 3 endroits différents qui rentrera dans les annales de la médecine sportive.
NB : A partir de samedi, Befoot reviendra sur les grands moments de l’année de nos 4 nommés.
Et comment ça se passe concrètement pour voter ?
Bien. Tout va bien se passer on vous promet. «La démocratie est le pire des régimes, à l’exception de tous les autres» disait Winston Churchill.
«Démocratie participative» clamait Ségolène Royal. On aime le consensus chez Befoot. Tout le modèle de cette élection repose donc sur la démocratie participative.
Bon en gros, c’est comme au supermarché ou dans Secret Story, c’est vous qui choisissez.
Vous pouvez voter sur Facebook, directement sur le site internet, ou sur Twitter
#BallondePlâtre2013
Autant de fois que vous voulez… (On a copié sur le modèle de démocratie rwandais).
Les votes se termineront le 29 décembre 2013 à 23 :59 :59 et l’heureux vainqueur sera proclamé le 30 décembre 2013.
Bonne réflexion et surtout, bon vote !
Les critères de vote :
Le nombre de blessures dans la saison
Indicateur quantitatif indispensable et nécessaire à toute élection (mais pas suffisant, on vous l’accorde). Bien entendu, petit bonus pour les répétitions de blessures sur un laps de temps limité. En d’autres mots, il n’y rien de mieux qu’une bonne petite rechute des familles sur un match de reprise pour marquer les esprits.
La durée totale d’indisponibilité du joueur
Indicateur très complémentaire du précédent. Toutes choses n’étant pas égales par ailleurs, toutes les blessures ne se valent pas. On ne mélange pas les torchons avec les serviettes. Ni les Milky Way avec les Kit Kat d’ailleurs. Bref, une petite béquille ne vaut pas une bonne rupture des croisés. Dont acte.
Originalité de la blessure
Indicateur qui n’a jamais fait gagner un Ballon de Plâtre à qui que ce soit mais qui peut compenser des lacunes sur les deux premiers critères. Le joueur a-t-il fait preuve de fantaisie et/ou d’originalité au moment de se blesser ? Aussi la petite blessure domestique en sortant les poubelles a-t’elle plus de chances de se démarquer qu’une simple pointe derrière la cuisse à la suite d’une accélération pour aller centrer…
Le tapage médiatique (ou buzz ou ramdam) autour de la blessure
C’est bien connu les médias, cette sale petite corporation voyeuriste et vendeuse de papier, contrôlent le monde. D’où ce critère important : la blessure a-t-elle fait du bruit dans les médias ? A-t-elle créée la polémique ? Quelques exemples : un petit tweet polémique de Riolo (oui le ballon de Plâtre vit avec son temps), un débat entre Michel Fernandel et Roland Tournevis, un reportage «sur les coulisses de la blessure de Yohann Gourcuff» un dimanche matin pendant la grande messe qu’est Téléfoot.
Le salaire du joueur
Putain de système capitaliste. Oui le Ballon de Plâtre est une récompense plus facile à obtenir pour les gros salaires. On s’explique. Plus le joueur est payé, plus il coûte cher à l’assurance maladie, plus il agrandit le trou de la sécu, plus il précipite son club et son pays dans la crise. Limpide. Life is unfair.
Bonus : Se faire attribuer un petit sobriquet affectif tel que «Catastrophe industrielle» ou «Terroriste économique» ne peut pas être négligé au moment de voter.




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