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Abou, portrait d’un grand plâtré

Le Ballon de Plâtre 2013 Befoot / Hansaplast a rendu son impitoyable verdict cette semaine, consacrant l’incroyable saison d’Abou Diaby. De l’INF à l’IRM, d’Auxerre à la Salpêtrière, de la verte prairie à la blanche infirmerie, tous les chemins mènent à Abou. Portrait d’un grand (1m88) plâtré.

Avant ce Ballon de Plâtre, Abou Diaby fut un joueur de foot. Il fut même

le genre de joueur que les spécialistes du ballon remarquent au premier coup d’œil. Ça ne s’explique pas. C’est comme le charme d’une jolie femme

a dit un jour Guy Roux, qui s’y connait un peu en jolie femme. Voila qui nous parle. Retour sur sa carrière d’ex-footballeur donc…

Abou et le système

Loin du parcours footballo-quenellistique (on espère ne pas avoir de problème avec Manuel Valls… et Bernard Pivot) d’un Ribéry, Abou Diaby est un pur produit du système. Sept ans de 1994 à 2001 à arpenter les terrains de foot de la banlieue parisienne sous le maillot du FCM Aubervilliers puis de cette éternelle Étoile Rouge (Red Star en VO).
Vif, plutôt pas mal techniquement et surtout une tête de plus que tout le monde, le petit Abou se fait remarquer au premier coup d’œil. Comme on remarque une bonasse dans une soirée donc. Par l’INF, sorte d’ENA du football français (putain de système). À l’INF, Claude Dusseau formera… un attaquant :

À l’âge où il est arrivé, comme tous les jeunes qui ont du ballon ici, il jouait 9 ou 10. Quand on marquait un seul but dans un match, c’est lui qui marquait

De notre côté, on retiendra cette mythique embrouille avec Hatem Ben Arfa («Parle pas sur les mères fils de pute !»).

Abou et la petite maison dans la prairie

Abou passe également quelques mois par le centre de formation du PSG, ancêtre lointain de l’actuel QPSG. Un PSG qui laissera filer Abou Diaby à l’AJA à la suite d’une «erreur administrative». Certainement le même mec qui a oublié la suspension de Fournier face au Steaua Bucarest ! Arrivé à l’AJA à 16 ans en 2002, Abou recule au milieu de terrain sous l’impulsion d’un mec qui s’y connait un peu en football (Guy Roux) et voit en lui «un joueur rare et exceptionnel quand il est en pleine possession de ses moyens» (sic).
Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes pour Abou qui finit sa formation tranquille le chat en Jeune puis en CFA. Puis le drame… Le départ de Guy Roux et l’arrivée du lunaire Jacques Santini au poste d’entraineur de l’AJA. Comme tout mec de la génération Y qui se respecte, Abou ne supportera ni la lenteur de la diction de Jacquot, ni de patienter sur le banc derrière Lionel Mathis. Il quitte l’abbé, les champs, les vaches et sa petite vie «La maison dans la prairie» pour Londres, Wenger et 3M€.

Abou et Patoche

Recruté pour passer derrière (sic) Patrick Vieira, Abou s’appliquera par la suite à marcher sur les traces du grand Patoche. Même taille d’abord. Même couleur de peau ensuite (oui on est observateur). Même style de jeu aussi. Ce genre de milieu «box to box» que le football moderne et l’Angleterre adorent (Yaya si tu nous lis…). Cette capacité à récupérer le ballon dans les pieds de l’adversaire grâce à leurs tentacules, à se projeter vers l’avant rapidement, à perforer le milieu de terrain adverse balle au pied, à marquer de temps en temps…
Dans une vie où les blessures n’existeraient pas, Abou serait un très grand joueur.

Abou, les deux allumettes et le point de colle

Dans la vraie vie (celle qui se lève le matin pour aller bosser), Abou «est monté sur deux allumettes avec un point de colle au milieu…» (Guy Roux). Dans la vraie vie, Abou s’est blessé 37 fois depuis le début de sa carrière. Dans la vraie vie, Abou justifie à lui seul l’existence de l’immense staff médical d’Arsenal. Dans la vraie vie, Abou Diaby est Ballon de Plâtre 2013. Mais loin de nous l’idée de tirer sur l’ambulance : il ne nous reste plus, comme le veut la tradition, qu’à lui souhaiter sincèrement une excellente année 2014. La santé surtout. C’est important la santé.

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1 Commentaire

  • Abou de mes rêves | Befoot - L'actualité et l'histoire du foot autrement 6 janvier 2017 à 18:00

    […] seulement ? Eh bien oui, car malgré un plan de carrière remarquable, notre Abou national a dû faire face à une concurrence quasiment insurmontable ces dernières […]

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